Bienvenue !

Les frères du couvent Dominicain de Strasbourg sont heureux de vous accueillir sur leur site ! Vous y trouverez diverses informations sur la communauté, les activités à venir, ou encore les horaires habituels du couvent. Bonne navigation et à bientôt au couvent !

Retrouvez ci-dessous des messages ou photos de la communauté, et des prédications de frères. Si le texte ne s’affiche pas en entier ou pour voir plus de photos, cliquer sur « Lire la suite » ou « Voir sur Facebook ».

Le mercredi 15/02/17

Modifications d'horaires :

En raison de la retraite annuelle de la communauté, il n'y aura pas de vêpres ni de laudes célébrées dans l'église du couvent du lundi 20 soir au samedi 25 matin inclus. La messe quotidienne reste assurée tous les jours de semaine à 12h10, reprise des horaires normaux dès le samedi 25 au soir.
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Modifications dhoraires : 

En raison de la retraite annuelle de la communauté, il ny aura pas de vêpres ni de laudes célébrées dans léglise du couvent du lundi 20 soir au samedi 25 matin inclus. La messe quotidienne reste assurée tous les jours de semaine à 12h10, reprise des horaires normaux dès le samedi 25 au soir.

Monique Jansou, Laure de Marolles et 10 autres personnes aiment cela

Régine Charles-FélicitéBonne retraite annuelle à toute la communauté.

6 jours il y a   ·  2
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Le lundi 13/02/17

Homélie du fr Jacques-François Vergonjeanne pour le 6e dimanche du Temps Ordinaire, au couvent de Strasbourg.

La tiédeur, obstacle à la sainteté .
« Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux ». Pourquoi ce jugement sans appel sur la justice de ces hommes ?C'était pourtant des juifs amoureux de la loi, épris de perfection, des modèles pour les autres. Ce jugement de Jésus ne concerne d'ailleurs pas tout scribe et tout pharisien, mais certains d'entre eux, qui s'enorgueillissaient de pouvoir pratiquer les nombreuses prescriptions de la Loi ajoutées au Décalogue. D'où un sentiment de suffisance : celui d'être justifiés (de gagner leur salut) sans avoir besoin de l'aide de Dieu. Saint Paul a été l'un de ces pharisiens-là, avant sa rencontre bouleversante avec la personne du Christ. Il écrira plus tard aux Galates : « Si la justice (la sainteté) vient de la pratique de la Loi, c'est donc que le Christ est mort pour rien ! ». (Ga 2,21)
Jésus veut entraîner ses disciples au-delà d'une religion du devoir accompli, du contentement d'en avoir fait assez pour Dieu et pour les autres. On a donné ! Le livre de l'Apocalypse fait dire à Jésus, s'adressant à l'église de Laodicée : « Je connais ta conduite , tu n'es ni brûlant, ni froid. Puisque te voilà tiède, je vais te vomir de ma bouche » (Ap 3,14-15). Un disciple de saint Jean Bosco, le Bx Alamano, disait : « Le tiédeur est un obstacle à la sainteté ».
Passer d'un je crois à un je t'aime.
Véronique, une mère de quatre enfants, très engagée dans sa paroisse, éprouve le besoin, autour de la cinquantaine de faire une retraite ignatienne. Son accompagnateur l'invite à méditer longuement le personnage de Zachée : « Zachée, descends vite de ton arbre, il me faut demeurer chez toi » (Lc 19,5).En un instant, témoigne-t-elle, je me suis sentie envahie par une paix et une joie difficiles à décrire. Des verrous ont sauté en moi. Je suis passée d'une foi cérébrale à l'amour ; d'un JE CROIS à un JE L'AIME. Il m'a fallu cinquante ans pour passer de la tête au cœur. Depuis, je ne peux me taire, j'ai besoin de partager ce trésor ».
Une vielle dame somnolente .
La France et l'Europe traversent actuellement une période difficile. Une crise qui est tout à la fois économique, politique, sociale, sociétale. En profondeur, c'est une crise existentielle et spirituelle.
Lorsque le pape François a été invité à parler au parlementaires européens, à Strasbourg, il a comparé l'Europe à une vieille dame somnolente dans son fauteuil. La société européenne lui semble anesthésiée par la recherche des biens matériels et le confort qu'ils procurent. Comment sortir l'Europe de cet assoupissement spirituel ?
Dom André Louf, a été père abbé de l'abbaye du Mont des Cats, en Flandre française pendant trente ans. Il témoigne de sa longue expérience d'accompagnateur spirituel : « A un moment,l'Esprit nous invite à faire un saut. Si nous parvenons à répondre à cet appel, alors, mystérieusement, l'Esprit prend l'initiative de notre vie. »
« Pourvu que vienne un homme » .
Ces jours-ci, me reviennent en mémoire les paroles d'une chanson de Jacques Brel :
« Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Que l'amour soit son royaume
et l'espoir son invité.
Qu'il chasse à jamais et pour toujours
Les solutions qui seraient sans amour. »
J'ignore à qui pensait Jacques Brel en souhaitant l'advenue d'un tel homme. Pour moi, cet homme aux portes de la cité, évoque une figure christique. Serait-ce un guide spirituel qui donnerait envie aux européens de donner le meilleur d'eux-mêmes ? Un homme politique de grande envergure ?
Dans tous les cas de figures, si l'Esprit ne suscite pas dans l'Eglise et dans la société des hommes et des femmes de tous les milieux sociaux et de tous les âges,
qui soient les témoins, dans leur vie quotidienne et leurs engagements, de la force désarmée et désarmante des béatitudes, insuffisants et dérisoires seraient tous les plans A et tous les plans B, pour redonner aux Français le goût de l'avenir.
Des artisans de paix, qui rendraient possible le vivre ensemble, malgré nos différences.
Des cœurs purs qui porteraient sur les autres le regard de miséricorde qui est celui de Dieu.
Des assoiffés de justice pour les petites gens, négligés par le système.
Je termine cette homélie à la manière poétique de Jacques Brel :
Pourvu que l'Esprit suscite,
aux portes de la cité,
des hommes et des femmes
dont la colère soit juste,
jeune et belle comme l'orage.
Qu'ils ne deviennent jamais
Ni des vieux ni des sages.
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Homélie du fr Jacques-François Vergonjeanne pour le 6e dimanche du Temps Ordinaire, au couvent de Strasbourg.

La  tiédeur, obstacle à la sainteté .
«  Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens vous nentrerez pas dans le Royaume des cieux ». Pourquoi ce jugement sans appel sur la justice de ces hommes ?Cétait pourtant des juifs amoureux de la loi, épris de perfection, des modèles pour les autres. Ce jugement de Jésus ne concerne dailleurs pas tout scribe et tout pharisien, mais certains dentre eux, qui senorgueillissaient de pouvoir pratiquer les nombreuses prescriptions de la Loi ajoutées au Décalogue. Doù un sentiment de suffisance : celui dêtre justifiés (de gagner leur salut) sans avoir besoin de laide de Dieu. Saint Paul a été lun de ces pharisiens-là, avant sa rencontre bouleversante avec la personne du Christ. Il écrira plus tard aux Galates : « Si la justice (la sainteté)  vient de la pratique de la Loi, cest donc que le Christ est mort pour rien ! ». (Ga 2,21)
Jésus veut entraîner ses disciples au-delà dune religion du devoir accompli, du contentement den avoir fait assez pour Dieu et pour les autres. On a donné ! Le livre de lApocalypse fait dire à Jésus, sadressant à léglise de Laodicée : «  Je connais ta conduite , tu nes ni brûlant, ni froid. Puisque te voilà tiède, je vais te vomir de ma bouche » (Ap 3,14-15). Un disciple de saint Jean Bosco, le Bx Alamano, disait : « Le tiédeur est un obstacle à la sainteté ».
Passer dun je crois à un je taime.
Véronique, une mère de quatre enfants, très engagée dans sa paroisse, éprouve le besoin, autour de la cinquantaine de faire une retraite ignatienne. Son accompagnateur linvite à méditer longuement le personnage de Zachée : « Zachée, descends vite de ton arbre, il me faut demeurer chez toi » (Lc 19,5).En un instant, témoigne-t-elle, je me suis sentie envahie par une paix et une joie difficiles à décrire. Des verrous ont sauté en moi. Je suis passée dune foi cérébrale à lamour ; dun JE CROIS à un JE LAIME. Il ma fallu cinquante ans pour passer de la tête au cœur. Depuis, je ne peux me taire, jai besoin de partager ce trésor ».
Une vielle dame somnolente .
La France et lEurope traversent actuellement une période difficile. Une crise qui est tout à la fois économique, politique, sociale, sociétale. En profondeur, cest une crise existentielle et spirituelle.
Lorsque le pape François a été invité à parler au parlementaires européens, à Strasbourg, il a comparé lEurope à une vieille dame somnolente dans son fauteuil. La société européenne lui semble anesthésiée par la recherche des biens matériels et le confort quils procurent. Comment sortir lEurope de cet assoupissement spirituel ?
Dom André Louf, a été père abbé de labbaye du Mont des Cats, en Flandre française pendant trente ans. Il témoigne de sa longue expérience daccompagnateur spirituel : «  A un moment,lEsprit nous invite à faire un saut. Si nous parvenons à répondre à cet appel, alors, mystérieusement, lEsprit prend linitiative de notre vie. »
« Pourvu que vienne un homme » .
Ces jours-ci, me reviennent en mémoire les paroles dune chanson de Jacques Brel :
« Pourvu que nous vienne un homme 
Aux portes de la cité
Que lamour soit son royaume
et lespoir son invité.
Quil chasse à jamais et pour toujours
Les solutions qui seraient sans amour. »
Jignore à qui pensait Jacques Brel en souhaitant ladvenue dun tel homme. Pour moi, cet homme aux portes de la cité, évoque une figure christique. Serait-ce un guide spirituel qui donnerait envie aux européens de donner le meilleur deux-mêmes ? Un homme politique de grande envergure ?
Dans tous les cas de figures, si lEsprit ne suscite pas dans lEglise et dans la société des hommes et des femmes de tous les  milieux sociaux et de tous les âges,
qui soient les témoins, dans leur vie quotidienne et leurs engagements, de la force désarmée et désarmante des béatitudes, insuffisants et dérisoires seraient tous les plans A et tous les plans B, pour redonner aux Français le goût de lavenir.
Des artisans de paix,  qui rendraient possible le vivre ensemble, malgré nos différences.
Des cœurs purs qui porteraient sur les autres le regard de miséricorde qui est celui de Dieu.
Des assoiffés de justice pour les petites gens, négligés par le système.
Je termine cette homélie à la manière poétique de Jacques Brel :
Pourvu que lEsprit suscite,
aux portes de la cité,
 des hommes et des femmes
dont la  colère soit juste,
jeune et belle comme lorage.
Quils ne deviennent jamais
Ni des vieux ni des sages.

Thomas Zimmermann, Angèle Kiefer et 10 autres personnes aiment cela

Danielle Kerckhovebien resonne mais helas pas pour demain !

1 semaine il y a
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Le lundi 16/01/17

Changements dans la programmation des activités du centre Mounier :
- La conférence de Reza MOGHADDASSI ("La soif de l'essentiel") initialement programmée au Mercredi 18 janvier est reportée au Lundi 27 mars
- Le concert du samedi 21 janvier commencera à 20h et non à 20h30

Retrouvez la liste actualisée des prochaines conférences, tables-rondes, cours et concerts à venir sur dominicains-strasbourg.fr/index.php/prochains-rendez-vous/
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Le dimanche 08/01/17

Dominicains Strasbourg a ajouté 2 photos.

Nous tirons les rois cet après-midi avec les bénévoles qui nous aident à tenir la porterie du couvent.
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Nous tirons les rois cet après-midi avec les bénévoles qui nous aident à tenir la porterie du couvent.

Sylvie Ribaut, Laure Bathellier et 23 autres personnes aiment cela

Yveline RivalBelle sainte fête de l’Épiphanie à vous tous!

1 mois il y a   ·  1
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Le mercredi 04/01/17

Dominicains Strasbourg a changé sa photo de couverture. ... Lire la suiteVoir moins de texte

Le lundi 02/01/17

Prédication du fr Nicolas Tixier pour la solennité de Ste Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2017 au couvent de Strasbourg :

C’est dommage que les tableaux ne parlent pas. Ils nous raconteraient bien des choses peut-être. La Joconde nous expliquerait les raisons de son sourire. Le beau tableau de la crèche de notre église ne parle pas lui non plus, mais ça laisse le champ libre à nos rêves : nous pouvons ainsi imaginer ce que se disent l’âne et le bœuf, contemplant l’enfant Jésus qui occupe leur mangeoire.
C’est dommage que les mosaïques ne parlent pas elles non plus. C’est ce que je me dis à chaque fois que j’entre dans la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon… Si vous avez déjà eu l’occasion d’entrer dans cet édifice cher au cœur de tous les Lyonnais, vous avez été aspiré par le tourbillon de décorations que l’architecte Pierre Bossan a déployé en l’honneur de la Sainte Vierge. Et puis vos yeux ont fini par se poser dessus, l’immense mosaïque qui représente le concile d’Éphèse, tenu en 431. Qu’y voit-on ? La Vierge Marie sur un trône, tenant entre ses bras l’enfant Jésus. Un cortège d’anges au-dessus de sa tête. L’empereur Théodose, sa femme Pulchérie. Et devant, un homme qui semble danser devant la Vierge, Saint Cyrille d’Alexandrie venu défendre ce qui sera l’œuvre de ce concile : l’affirmation de ce que Marie est Mère de Dieu.
Les tableaux ne parlent pas. Les mosaïques ne parlent pas. C’est dommage ! Car si celle-ci le faisait, on entendrait une clameur immense. Une foule hurler. « Theotokos ! Theotokos ! Mère de Dieu ! Mère de Dieu ! », comme l’histoire le rapporte. La foule, le peuple d’Éphèse qui hurle son attachement à la Mère de Dieu. C’était une époque, bien lointaine, où la définition de la foi faisait la une des journaux du soir, où l’on pouvait en venir aux mains pour cela !
Crierions-nous nous aussi, comme la foule d’Éphèse, Theotokos ! Mère de Dieu ! Qui au fond de lui-même ce soir ne se dit pas (comme peut-être à chaque Je vous salue Marie) « tout de même, appeler Marie, Mère de Dieu, c’est un peu osé ! Mère de Jésus, je veux bien, mais Mère de Dieu ? Que je sache, le livre de la Genèse ne nous a pas parlé d’une naissance de Dieu avant la création du monde. Et puis, Marie n’était même pas là à l’époque.
Marie est dite « Mère de Dieu », pourtant. Et la foule d’Éphèse avait raison de s’en réjouir, et nous de la fêter aujourd’hui sous ce titre. Mère de Dieu, parce qu’il fallait que Dieu ait une mère, bien sûr !
Mais de qui parlons-nous ? Même si nous l’aimons beaucoup, nous ne parlons pas de Marie en premier. Ce titre de « Mère de Dieu » n’est pas là pour l’honorer en premier lieu. Ce n’est pas une pure invention parce qu’elle le mériterait, par simple dévotion de notre part. Elle est mère de Dieu à cause du Mystère de Dieu. Elle est mère de Dieu parce qu’effectivement Dieu devait avoir une mère.
Pourquoi ? Parce que dans le plan de Dieu, il y avait cette venue. Cette venue dans le monde. Dans l’humanité du monde. Cette venue dans la chair. C’est ce que nous avons fêté joyeusement ces derniers jours. Ce bouleversement. Cette révolution. Cette incroyable rencontre du Ciel et de la Terre. Tout est là. Dans cette crèche, dans ce bébé. Si sage. Si calme. Si petit et si grand. Dieu. Homme. Vrai Dieu. Vrai homme. Totalement Dieu. Totalement homme.
C’est lui, Jésus, qui nous apprend qui est sa mère. C’est parce que lui a voulu être qui il est, que nous comprenons qui elle est.
C’est en contemplant son visage à lui, en réécoutant ce qu’il nous dit de lui-même, que nous comprenons qui est sa mère. Parce que lui, Jésus est vraiment homme. Alors elle, Marie est vraiment mère de Dieu.
Il fallait que Dieu ait une mère. Il le fallait. Cela ne pouvait être autrement. Car Dieu avait le projet résolu de se faire chair. Il avait le projet résolu de sauver les hommes. Comment allait-il faire ? Il aurait pu apparaître un jour à nouveau dans un buisson en feu, comme à Moïse. Il aurait pu se dire à nouveau dans le bruissement d’une brise légère, comme à Elie. Il aurait pu parler au milieu de la nuit, comme à Samuel. Il aurait pu bien des choses en somme.
Mais le projet de Dieu allait cette fois-ci bien plus loin. Il voulait venir. Ne pas faire semblant. Ne pas prendre une simple apparence d’homme. Ne pas jouer à l’homme en restant Dieu. Combien on a pu discuter durant les premiers siècles de l’histoire de l’Église autour de ces questions… Car cela semblait tellement inimaginable d’accepter ce grand mystère : Dieu pouvait-il s’être abaissé à ce point qu’il se corrompe avec l’humanité ? Quelle déchéance que celle de prendre chair ! Alors il fallait prendre la défense de sa divinité, par maints stratagèmes, maints discours théologiques. Empêcher le scandale de l’Incarnation. Empêcher Dieu de se compromettre avec la chair. Le laisser au Ciel en somme, et les hommes sur la terre. N’était-ce pas moins scandaleux ?
Mais il faut s’y résoudre « le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous ». Dieu voulait prendre la condition de sa créature : l’homme. Dieu voulait devenir homme.
Et comment devient-on homme ? On naît. On naît d’une mère. Un jour, on passe du tombeau secret de son ventre au grand air du jour. On respire un grand coup et on hurle de la vie qui pénètre dans nos poumons. Nous avons tous ceci en commun : nous sommes nés d’une mère. Elle a pu être aimante ou absente. Elle a pu nous voir grandir ou pas. Nous entourer d’affection ou pas. Elle nous a mis au monde.
*
Que crie donc la foule d’Éphèse quand elle acclame la Mère de Dieu ? Sans doute acclame-t-elle la Vierge Marie, c’est bien certain. Comment ne pas acclamer celle qui a dit oui à Dieu ? Celle par qui le Salut est entré dans le monde ? La Nouvelle Ève ?
Mais je crois que la foule d’Éphèse acclame plus loin encore. Par la mère, elle acclame celui qui l’a fait nommer « mère ». Le Fils. Elle acclame par Marie le Salut dont elle est l’instrument. Elle acclame le Sauveur, ce Fils unique qu’elle a mis au monde. Ce fils dans lequel la foule reconnaît non seulement Dieu, mais aussi l’homme. De chair et d’os. Il est tellement important qu’il soit homme cet enfant-Dieu. Un homme né d’une mère. Ce que la foule acclame c’est un Dieu devenu, par le ventre de Marie, son frère.
Alors il est acclamé comme il le mérite, par sa famille terrestre. Dans la fraternité de ceux qui sont nés d’une mère. Le peuple des hommes, dont il est lui-même. Le peuple de ceux dont il est venu partager les joies et la déréliction, le peuple de ceux dont il vient goûter la condition et les misères excepté le péché. Le peuple qui s’est réveillé un jour, sorti du ventre de sa mère, et s’endort un soir dans le tombeau. Le peuple dont il prendra la mort sur le dos, pour le délivrer de la mort.
Parce qu’il est venu pour cela et uniquement pour cela, pour nous sauver.
Je remonte pour finir sur la colline de Fourvière. À côté de la basilique, les lettres lumineuses « Merci Marie » éclairent le ciel, bien visibles de toute la ville. C’est peut-être ce que nous aurons envie de lui dire aujourd’hui, à elle, la jeune fille de Nazareth, devenue Mère de Dieu.
Merci Marie d’avoir entendu l’appel du Seigneur et d’y avoir consenti. Merci Marie d’avoir accueilli dans ta chair de femme l’enfant-Dieu.
Merci Marie de nous avoir donné le Sauveur du Monde.
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Prédication du fr Nicolas Tixier pour la solennité de Ste Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2017 au couvent de Strasbourg : 

C’est dommage que les tableaux ne parlent pas. Ils nous raconteraient bien des choses peut-être. La Joconde nous expliquerait les raisons de son sourire. Le beau tableau de la crèche de notre église ne parle pas lui non plus, mais ça laisse le champ libre à nos rêves : nous pouvons ainsi imaginer ce que se disent l’âne et le bœuf, contemplant l’enfant Jésus qui occupe leur mangeoire.
C’est dommage que les mosaïques ne parlent pas elles non plus. C’est ce que je me dis à chaque fois que j’entre dans la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon… Si vous avez déjà eu l’occasion d’entrer dans cet édifice cher au cœur de tous les Lyonnais, vous avez été aspiré par le tourbillon de décorations que l’architecte Pierre Bossan a déployé en l’honneur de la Sainte Vierge. Et puis vos yeux ont fini par se poser dessus, l’immense mosaïque qui représente le concile d’Éphèse, tenu en 431. Qu’y voit-on ? La Vierge Marie sur un trône, tenant entre ses bras l’enfant Jésus. Un cortège d’anges au-dessus de sa tête. L’empereur Théodose, sa femme Pulchérie. Et devant, un homme qui semble danser devant la Vierge, Saint Cyrille d’Alexandrie venu défendre ce qui sera l’œuvre de ce concile : l’affirmation de ce que Marie est Mère de Dieu.
Les tableaux ne parlent pas. Les mosaïques ne parlent pas. C’est dommage ! Car si celle-ci le faisait, on entendrait une clameur immense. Une foule hurler. « Theotokos ! Theotokos ! Mère de Dieu ! Mère de Dieu ! », comme l’histoire le rapporte. La foule, le peuple d’Éphèse qui hurle son attachement à la Mère de Dieu. C’était une époque, bien lointaine, où la définition de la foi faisait la une des journaux du soir, où l’on pouvait en venir aux mains pour cela !
Crierions-nous nous aussi, comme la foule d’Éphèse, Theotokos ! Mère de Dieu ! Qui au fond de lui-même ce soir ne se dit pas (comme peut-être à chaque Je vous salue Marie) « tout de même, appeler Marie, Mère de Dieu, c’est un peu osé ! Mère de Jésus, je veux bien, mais Mère de Dieu ? Que je sache, le livre de la Genèse ne nous a pas parlé d’une naissance de Dieu avant la création du monde. Et puis, Marie n’était même pas là à l’époque.
Marie est dite « Mère de Dieu », pourtant. Et la foule d’Éphèse avait raison de s’en réjouir, et nous de la fêter aujourd’hui sous ce titre. Mère de Dieu, parce qu’il fallait que Dieu ait une mère, bien sûr !
Mais de qui parlons-nous ? Même si nous l’aimons beaucoup, nous ne parlons pas de Marie en premier. Ce titre de « Mère de Dieu » n’est pas là pour l’honorer en premier lieu. Ce n’est pas une pure invention parce qu’elle le mériterait, par simple dévotion de notre part. Elle est mère de Dieu à cause du Mystère de Dieu. Elle est mère de Dieu parce qu’effectivement Dieu devait avoir une mère.
Pourquoi ? Parce que dans le plan de Dieu, il y avait cette venue. Cette venue dans le monde. Dans l’humanité du monde. Cette venue dans la chair. C’est ce que nous avons fêté joyeusement ces derniers jours. Ce bouleversement. Cette révolution. Cette incroyable rencontre du Ciel et de la Terre. Tout est là. Dans cette crèche, dans ce bébé. Si sage. Si calme. Si petit et si grand. Dieu. Homme. Vrai Dieu. Vrai homme. Totalement Dieu. Totalement homme. 
C’est lui, Jésus, qui nous apprend qui est sa mère. C’est parce que lui a voulu être qui il est, que nous comprenons qui elle est. 
C’est en contemplant son visage à lui, en réécoutant ce qu’il nous dit de lui-même, que nous comprenons qui est sa mère. Parce que lui, Jésus est vraiment homme. Alors elle, Marie est vraiment mère de Dieu.
Il fallait que Dieu ait une mère. Il le fallait. Cela ne pouvait être autrement. Car Dieu avait le projet résolu de se faire chair. Il avait le projet résolu de sauver les hommes. Comment allait-il faire ? Il aurait pu apparaître un jour à nouveau dans un buisson en feu, comme à Moïse. Il aurait pu se dire à nouveau dans le bruissement d’une brise légère, comme à Elie. Il aurait pu parler au milieu de la nuit, comme à Samuel. Il aurait pu bien des choses en somme. 
Mais le projet de Dieu allait cette fois-ci bien plus loin. Il voulait venir. Ne pas faire semblant. Ne pas prendre une simple apparence d’homme. Ne pas jouer à l’homme en restant Dieu. Combien on a pu discuter durant les premiers siècles de l’histoire de l’Église autour de ces questions… Car cela semblait tellement inimaginable d’accepter ce grand mystère : Dieu pouvait-il s’être abaissé à ce point qu’il se corrompe avec l’humanité ? Quelle déchéance que celle de prendre chair ! Alors il fallait prendre la défense de sa divinité, par maints stratagèmes, maints discours théologiques. Empêcher le scandale de l’Incarnation. Empêcher Dieu de se compromettre avec la chair. Le laisser au Ciel en somme, et les hommes sur la terre. N’était-ce pas moins scandaleux ?
Mais il faut s’y résoudre « le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous ». Dieu voulait prendre la condition de sa créature : l’homme. Dieu voulait devenir homme.
Et comment devient-on homme ? On naît. On naît d’une mère. Un jour, on passe du tombeau secret de son ventre au grand air du jour. On respire un grand coup et on hurle de la vie qui pénètre dans nos poumons. Nous avons tous ceci en commun : nous sommes nés d’une mère. Elle a pu être aimante ou absente. Elle a pu nous voir grandir ou pas. Nous entourer d’affection ou pas. Elle nous a mis au monde.
*
Que crie donc la foule d’Éphèse quand elle acclame la Mère de Dieu ? Sans doute acclame-t-elle la Vierge Marie, c’est bien certain. Comment ne pas acclamer celle qui a dit oui à Dieu ? Celle par qui le Salut est entré dans le monde ? La Nouvelle Ève ?
Mais je crois que la foule d’Éphèse acclame plus loin encore. Par la mère, elle acclame celui qui l’a fait nommer « mère ». Le Fils. Elle acclame par Marie le Salut dont elle est l’instrument. Elle acclame le Sauveur, ce Fils unique qu’elle a mis au monde. Ce fils dans lequel la foule reconnaît non seulement Dieu, mais aussi l’homme. De chair et d’os. Il est tellement important qu’il soit homme cet enfant-Dieu. Un homme né d’une mère. Ce que la foule acclame c’est un Dieu devenu, par le ventre de Marie, son frère.
Alors il est acclamé comme il le mérite, par sa famille terrestre. Dans la fraternité de ceux qui sont nés d’une mère. Le peuple des hommes, dont il est lui-même. Le peuple de ceux dont il est venu partager les joies et la déréliction, le peuple de ceux dont il vient goûter la condition et les misères excepté le péché. Le peuple qui s’est réveillé un jour, sorti du ventre de sa mère, et s’endort un soir dans le tombeau. Le peuple dont il prendra la mort sur le dos, pour le délivrer de la mort.
Parce qu’il est venu pour cela et uniquement pour cela, pour nous sauver.
Je remonte pour finir sur la colline de Fourvière. À côté de la basilique, les lettres lumineuses « Merci Marie » éclairent le ciel, bien visibles de toute la ville. C’est peut-être ce que nous aurons envie de lui dire aujourd’hui, à elle, la jeune fille de Nazareth, devenue Mère de Dieu.
Merci Marie d’avoir entendu l’appel du Seigneur et d’y avoir consenti. Merci Marie d’avoir accueilli dans ta chair de femme l’enfant-Dieu. 
Merci Marie de nous avoir donné le Sauveur du Monde.

Le vendredi 30/12/16

Dominicains Strasbourg a ajouté 9 photos.

Mercredi, une partie de la communauté est partie en Forêt Noire pour une petite excursion de Noël, aux chutes d'eau de Allerheiligen, où l'on peut encore voir les ruines d'une abbaye Prémontrée. Dans la chapelle moderne sur le site, nous avons célébré la messe avant un repas et une marche. Le temps était frais, mais sec !
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Mercredi, une partie de la communauté est partie en Forêt Noire pour une petite excursion de Noël, aux chutes deau de Allerheiligen, où lon peut encore voir les ruines dune abbaye Prémontrée. Dans la chapelle moderne sur le site, nous avons célébré la messe avant un repas et une marche. Le temps était frais, mais sec !

Maria Murgolo, Veronique Mattesini et 23 autres personnes aiment cela

Régine Charles-FélicitéC'est un endroit paisible. Bonne fin d'année à tous.

2 mois il y a   ·  1
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Camille BoudonC'est magnifique!!!!!

2 mois il y a   ·  1
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Claudine WeydmannIl y a des églises et des monastères magnifiques en Forêt Noire ! ! *

2 mois il y a   ·  1
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Marie-Josée BilgerSuperbe, je connais les lieux et la promenade

2 mois il y a   ·  1
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Le vendredi 30/12/16

Prédication du fr Cyrille-Marie Richard pour le jour de Noël au couvent de Strasbourg :

Avez-vous demandé beaucoup de choses au Père Noël ?
Quand on tient vraiment à un cadeau en particulier, il y a une méthode : se concentrer sur l’essentiel, car, si on demande moins, on a plus de chances d’avoir ce que l’on veut vraiment.
Je ne sais si cette méthode marche avec le Père Noël. Mais on peut aussi se demander si, quand nous demandons quelque chose à Dieu, nous demandons une foule de choses, ou seulement ce qui nous tient le plus à cœur. Mais alors, il faut savoir ce qui nous tient le plus à cœur. Si je devais n’adresser qu’une seule demande à Dieu, quelle serait-elle ?
Je ne vais pas demander à chacun de dire publiquement quelle serait la sienne, c’est une question trop intime. Mais par exemple, que les frères de ce couvent expriment régulièrement une telle prière régulièrement. Ils disent précisément : « J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : admirer le Seigneur dans sa beauté ». (Ps 26)
Quand on ne cherche qu’une seule chose, c’est voir le Seigneur. Ou encore : « Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. Quand le verrai-je face à face ? » (ps 41)
Voici une prière qui traverse toute l’Ecriture : le désir de voir Dieu. Personnages de l’histoire biblique, grands mystiques, saints de toutes époques : nombreux sont ceux qui ont exprimé une telle demande. C’est d’ailleurs avec une insistance trsè grande que l’Evangile selon saint Jean ramène sans cesse cette question : voir Dieu. Philippe le dira à Jésus : « Montre-nous le Père. Cela nous suffit ! » En effet, cela peut suffire ; une chose est capable de combler le désir le l’homme : connaître Dieu.
C’est un désir très naturel que de vouloir connaître ce qui nous dépasse. Les origines, les cieux, l’espace… Connaître ce qu’il y a de plus grand, ce qu’il y a de meilleur. Et pour ceux qui ont entendu parler de Dieu, nous savons bien que ce qu’il y a de plus grand et de meilleur, c’est Dieu. C’est lui que nous voulons connaître. Pas seulement par simple curiosité, mais parce que Dieu, en nous créant, a mis dans notre cœur le désir de nous tourner vers lui et de le contempler.
Mais ce désir est souvent contrarié. Dieu est si grand – c’est-à-dire aussi : si loin ! Dieu est si bon – c’est-à-dire aussi : si différent, à peine imaginable.
On sent bien qu’il y a là quelque chose d’impossible. Tous nos pères dans la foi, ce peuple de l’Ancienne Alliance, s’y sont cassé les dents si l’on peut parler ainsi. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir demandé : « Seigneur fais-moi voir ta gloire ! »
Mais la réponse est : « on ne peut voir Dieu sans mourir ». Il y aura bien quelques stratagèmes : le voir, mais de dos, pour Moïse ; voir son ange ; le savoir dans une colonne de nuée… Mais pas de contact direct : la différence est trop grande entre le Créateur et ses créatures. Celles-ci ne sont pas capables de l’imaginer : comment pourraient-elles alors le reconnaître ?
C’est dire la portée extraordinaire de cet évènement de l’histoire raconté dans l’Evangile de ce jour. Saint Jean rappelle ce constat : « Dieu, personne ne l’a jamais vu. » Bilan d’une histoire qui aurait pu engendrer le découragement, mais qui a surtout créé le désir. Et voici ce retournement, complètement innattendu mais ardemment espéré : « … mais le Fils unique nous l’a fait connaître. » Le père n’a pas seulement envoyé son Fils pour nous sauver de nos péchés – ce qui serait déjà immense. Mais quand bien même nos péchés seraient pardonnés, quand bien même tout irait bien sur notre terre, ne nous manquerait-il pas encore quelque chose ? ou pluôt quelqu’un ?
Oui, le Dieu éternel et Tout-Puissant veut se révéler à nous, il veut que nous le connaissions vraiment. Il ne veut pas seulement que nous soyons convaincus de son existence, que nous adhérions, même de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit, à des formules où notre foi est résumée.
Il veut bien plus que cela : il veut que nous nous connaissions, lui et nous. Et pour cela, il choisit le Verbe éternel, son Fils unique, existant depuis le commencement, tourné vers lui, auprès de lui.
Si saint Jean insiste tant sur cette existence du Verbe dpuis toujours, sur sa proximité avec le Père, ce n’est pas pour encombrer Jésus de titres théologiques. Ce n’est pas même pour souligner sa grandeur où susciter en nous le respect devant le Christ : c’est pour nous dire que celui qui est envoyé, c’est vraiment le plus adéquat pour nous révéler qui est Dieu. C’est lui le plus proche de Dieu ! Il le connaît depuis toujours, parce que depuis toujours, il est avec lui, il est tourné vers lui.
Rendons-nous compte de quel témoin extraordinaire nous disposons pour nous parler du Père ! Certains avaient bien espéré rencontrer Dieu un jour, mais ne savaient pas comment cela pourrait bien êre possible. Et personne n’avait imaginé que ce serait par un moyen aussi innattendu et pourtant aussi adapté : c’est par le moyen de l’humanité. C’est par ce que nous connaissons le mieux que nous allons faire connaissance avec ce qui nous est le plus différent : Dieu.
Désormais, si nous voulons connaître Dieu, nous savons où le découvrir. Si nous voulons connaître l’inconnaissable, nous savons où finit cet abîme entre Lui et nous : c’est dans l’humanité du Christ. Dans la contemplation de l’Evangile, cette distance entre Dieu et nous est abolie et nous découvrons le Seigneur éternel ; et nous pouvons enfin savoir, avec certitude, qui il est vraiment.
Comment comprendre un Dieu invisible ? Un Dieu qui apparaît dans les histoires parfois tourmentées de nos vies, dans les détours desquelles nous ne voyons pas toujours bien son action. La présence de Dieu y est souvent décelable, mais pas toujours compréhensible : que veut vraiment Dieu ? Qui est-il, en fin de compte, cet être si étrange – pour ne pas dire : cet être qui me paraît parfois si étranger ?
Ce Dieu, il est exactement ce que Jésus nous donne à voir.
Je ne vais pas passer en revue tout l’Evangile. Il le faudrait, car nous n’avons entendu que le prologue. Mais nous en connaissons la suite.
Le Seigneur éternel, dont Israël n’osait pas même dire le Nom, va se révéler d’une extrême proximité avec les hommes, spécialement avec les pauvres,les petits, les rejetés : lépreux, femme pécheresse, publicains… Ce Dieu qui a donné une Loi dont certains auront fait un instrument déshumanisant, ce sera donc aussi le Dieu qui dira : l’amour de Dieu et du prochain, voilà tout ce que je vous demande. Ce Dieu terrible qui apparaît au Sinaï dans le tonnerre, c’est donc aussi celui qui choisit de venir nous visiter comme l’enfant de Bethléem, naissant dans une étable, et sur qui vont fondre les armées d’Hérode.
Et ce faisant, en endossant l’humanité, il la transforme.
L’humanité, après que Dieu l’a revêtue, ne sera plus jamais la même. Pas seulement l’humanité en général. Car Dieu n’entre pas seulement dans le genre humain, mais aussi il entre aussi dans mon humanité.
Ce qu’il nous donne, saint Jean le dit : « A ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu. »
Ce que le Verbe est depuis toujours, nous pouvons le devenir par adoption. Et maintenant que nous pouvons connaître Dieu, nous savons aussi quel est le chemin pour aller vers lui : le chemin vers Dieu, c’est un chemin d’humanité. Devenir semblable à Dieu, cela se fera en devenant semblable à un homme : son Fils.
L’évangéliste se plaira, quand il voudra montrer des faits extraordinaires, divins, à les désigner comme ceux d’un homme.
La samaritaine qui cherche Dieu finira par s’exclamer : « j’ai vu un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ». Le paralytique qui attend un miracle depuis 38 ans dira, face à Jésus : « Il me manque un homme pour me jeter dans la piscine ».
« En lui était la Vie » dit encore saint Jean. Et il vient dans la nature humaine, dont la caractéristique est qu’elle est mortelle. Il transforme l’humanité – mon humanité – en un instrument capable de Vie, de Vie éternelle.
« Nous avons reçu grâce après grâce » : il s’agit d’entrer dans la vie de Dieu. Nous y entrons par la grâce qu’il nous donne, c’est-à-dire par sa puissance de vie, par son amour infini ; nous entrons dans l’humanité telle qu’il la vit : une vie entièrement vers le Père et vers nous autres ses frères, une vie qui n’est pas pour lui-même mais qui est donnée.
Oui, en devenant l’un de nous, en nous permettant de le connaître, en nous montrant toutes les possibilités de ce qu’est l’humanité quand Dieu vient au-dedans, le Seigneur nous montre ce que nous pouvons faire, ce que nous pouvons être, si nous laissons sa grâce s’incarner, pas seulement en la chair, mais en notre propre chair.
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Françoise Marnotte, Isabelle Faye et 6 autres personnes aiment cela

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Le dimanche 18/12/16

HORAIRES DE NOËL

Samedi 24 décembre :
19h: Premières Vêpres de la Nativité
23h30: Vigiles de la Nativité suivies de la MESSE DE LA NUIT
La messe de la nuit sera suivie d'un chocolat chaud, accompagné de vos tartes, brioches ou bredele : merci de les apporter à la porterie du couvent (41 bd de la Victoire) dans la journée du 24.

Dimanche 25 décembre :
9h: Laudes de la Nativité
12h10: Office du milieu du jour
19h: Messe du jour de Noël
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