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Le jeudi 18/10/18

Le frère Rémy Valléjo vient d'écrire un nouveau livre sur Maître Eckhart disponible dans les libraires cette semaine !

L’éternité est déjà là quand cède en l’homme tout ce qui le retient sur un chemin de vérité et de liberté.

Lorsqu’il emprunte cette voie pour dire le mystère de Dieu à ses frères, aux moniales et aux béguines de la vallée rhénane, Maître Eckhart (1260-1328) ne sait pas encore qu’il lui faudra le vivre jusqu’aux confins du plus radical abandon qui, certainement, est sa plus authentique prédication. Dès lors, éprouvée par l’adversité, sa parole est un chemin d’humanité qui, jusque dans un « je ne sais pas », offre à chacun d’avancer « au large », conformément à la parole de Jésus à ses disciples, dans les profondeurs océaniques du désir le plus intime, là même où l’âme humaine accueille ce qui lui est le « plus proche ».
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Le frère Rémy Valléjo vient décrire un nouveau livre sur Maître Eckhart disponible dans les libraires cette semaine ! 

L’éternité est déjà là quand cède en l’homme tout ce qui le retient sur un chemin de vérité et de liberté.

Lorsqu’il emprunte cette voie pour dire le mystère de Dieu à ses frères, aux moniales et aux béguines de la vallée rhénane, Maître Eckhart (1260-1328) ne sait pas encore qu’il lui faudra le vivre jusqu’aux confins du plus radical abandon qui, certainement, est sa plus authentique prédication. Dès lors, éprouvée par l’adversité, sa parole est un chemin d’humanité qui, jusque dans un « je ne sais pas », offre à chacun d’avancer « au large », conformément à la parole de Jésus à ses disciples, dans les profondeurs océaniques du désir le plus intime, là même où l’âme humaine accueille ce qui lui est le « plus proche ».

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Sincères félicitations!

4 jours il y a
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Yo lo quiero!

4 jours il y a
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Felicitations

4 jours il y a
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Andres Rivera je ne sais pas

4 jours il y a

2 réponses

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Et bien moi je sais une chose, c'est que je vais me procurer ce livre !

4 jours il y a
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Un de mes maîtres préfères .. J’ai hâte de le découvrir sous la plume de frere Remy 🙏

4 jours il y a
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J’ai commencé hier à lire le livre en version numérique... Très heureux de cette approche très intérieure de la spiritualité de Maître Eckhart !

4 jours il y a
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Ah, Simon Rispal?

3 jours il y a
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Le lundi 08/10/18

Dominicains Strasbourg a partagé la publication de Pèlerinage du Rosaire - Alsace.

Les pèlerins du Rosaire - Alsace sont revenus de Lourdes ! Voici quelques images du pèlerinage.
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Retour en Alsace après une semaine magnifique à Lourdes. Merci Seigneur pour toutes les grâces reçues ! Quelques premières photos de notre groupe

Les pèlerins du Rosaire - Alsace sont revenus de Lourdes ! Voici quelques images du pèlerinage.

Très heureux d'avoir pu vivre mon premier pèlerinage à Lourdes avec vous. Merci!

4 jours il y a
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Le lundi 08/10/18

Dans le cadre de l'année Gutenberg, le Rhin Mystique propose une exposition sur le thème : "BIBLIA ARABICA ET SYRIACA - LA BIBLE DES IMPRIMEURS, UNE AVENTURE POLYGLOTTE D'OCCIDENT ET D'ORIENT

Depuis 1455, avec l'impression par Gutenberg (1400-1468) de la première Bible à 42 lignes, dite B42, la Bible est l’objet de prédilection des imprimeurs. Du XVe au XVIIe siècle, les bibles en latin, grec, hébreu, allemand et français, mais aussi en arabe et autres langues orientales témoignent d’une ingéniosité toujours renouvelée. Commencée en Occident au XVe siècle, cette aventure polyglotte se poursuit en Orient au XVIIIe siècle avec les premières presses introduites au Liban et à Mossoul.

Attention ! pour des raisons logistiques, les ouvrages seront présentés à partir du 18 octobre.

Église du Temple-Neuf à Strasbourg du 5 octobre au 4 novembre 2018 tous les jours, sauf le lundi, de 14h à 18h
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Dans le cadre de lannée Gutenberg, le Rhin Mystique propose une exposition sur le thème : BIBLIA ARABICA ET SYRIACA - LA BIBLE DES IMPRIMEURS, UNE AVENTURE POLYGLOTTE DOCCIDENT ET DORIENT

Depuis 1455, avec limpression par Gutenberg (1400-1468) de la première Bible à 42 lignes, dite B42, la Bible est l’objet de prédilection des imprimeurs. Du XVe au XVIIe siècle, les bibles en latin, grec, hébreu, allemand et français, mais aussi en arabe et autres langues orientales témoignent d’une ingéniosité toujours renouvelée. Commencée en Occident au XVe siècle, cette aventure polyglotte se poursuit en Orient au XVIIIe siècle avec les premières presses introduites au Liban et à Mossoul.

Attention ! pour des raisons logistiques, les ouvrages seront présentés à partir du 18 octobre.

Église du Temple-Neuf à Strasbourg du 5 octobre au  4 novembre 2018 tous les jours, sauf le lundi, de 14h à 18h

Très intéressant j'aimerais avoir la chance d'y être emmenée ! !

2 semaines il y a   ·  1
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Le dimanche 23/09/18

Homélie prononcée par le frère Jacques-François Vergonjeanne, O.P. le dimanche 23 septembre 2018 (25éme DIM (B) Sag 2,12.17-20 ; Ja 3,16-4,3 ; Mc 9,30-37 )

POUR ETRE LE PREMIER MIEUX VAUT COMMENCER EN DERNIER

Ce désir humain d'être le préféré .
Jésus marche en tête de la petite bande de ses apôtres. Il vient de leur annoncer, pour la deuxième fois, que sa mission va mal se terminer et de manière dramatique. Comme pour oublier cette sombre nouvelle, les apôtres discutent qu'une question qui les tracassent :
lequel d'entre eux est le plus grand dans l'estime du Maître ? A qui réserve-t-il la place de premier ministre dans le Royaume à venir ?
Le désir d'arriver en premier dans l'affection de quelqu'un qu'on admire et qu'on aime, est inhérent à la condition humaine. Observez les jeunes enfants dans une famille. C'est à qui s'efforcera d'être remarqué par maman ou papa, selon les cas. Il y a rivalité entre eux.
Mais pour monter tout en haut du podium, il faut entrer en compétition avec les autres et donc les éliminer.
A la dernière place dans la condition de serviteur.
La deuxième lecture, tirée de l'épître de St Jacques,dénonce ces rivalités et les sentiments fratricides qu'elles suscitent :« La jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes
sortes d'actions malfaisantes … D'où viennent les guerres, d'où viennent les conflits entre vous ? N'est-ce pas justement tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? »
A celui, à celle, qui ambitionne de devenir son disciple, Jésus propose un retournement à 180°, dit en termes évangéliques : une conversion de cette dynamique fratricide:
« Si tu veux être le premier, choisis d'être le dernier et le serviteur de tous. »
Jésus n'oblige pas, il sollicite notre désir. Il dit au jeune homme riche, insatisfait de la vie qu'il mène: « Si tu veux être parfait, dépouille-toi de tes biens au bénéfice des pauvres .. »
Choisir d'aller à la dernière place, ce n'est pas une manoeuvre pour se faire remarquer. C'est répondre à un attrait du cœur suscité par l'Esprit de Jésus.Tu renonces à être celui qui cherchait à s'imposer aux autres.
Philippe, d'une famille de grands industriels du Nord de la France, a choisi d'être prêtre ouvrier. Ses camarades d'atelier s'en étonnent :« Tu as une formation d'ingénieur, tu
pourrais être cadre.. Pourquoi, tu restes ici ? « Pour partager votre vie, à cause de Jésus, » répond Philippe.
Grandeur du Serviteur de tous.
Oui, être serviteur de tous. Sans discrimination. Ne pas s'accrocher aux privilèges de sa classe sociale. Le Fils de Dieu, d'une très haute naissance pourtant, nous a donné l'exemple : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur. .. » (Ph 2,6- 11)
Si Jésus, le Fils de l'homme, a choisi la toute dernière place : celle d'un crucifié, c'était pour sauver la multitude des hommes des puissances du mal. Grandeur inégalable de
l'amour de ce Serviteur!
Dans les plus hautes responsabilités, le disciple du Christ veillera à rester serviteur de ses frères. N'appelle-t-on pas le pape, successeur de Pierre, serviteur des serviteurs de Dieu ?

La parabole du petit enfant .
Pour illustrer son enseignement, Jésus appelle un petit enfant et le place au milieu de ses apôtres. N'entreront dans le Royaume, leur dit-il, que ceux et celles qui auront retrouvé leur coeur de tout petit enfant, et l'innocence première de leur regard.
Jésus embrasse ensuite cet enfant et conclut son enseignement : « Quiconque accueille en mon un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille.Et celui qui m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille , mais Celui qui m'a envoyé. »
Dans le film intitulé Le pape François, un homme de Parole , qui vient de sortir en salle, le réalisateur utilise des documents d'archives qui nous font revivre quelques-unes des rencontres de François avec les foules de différents pays et avec des chefs d'Etat.
Dans plusieurs de ces documentaires, on peut voir des parents présentant leurs enfants au pape. Lui, les prend dans ses bras et les embrasse.
Ces documentaires sont suivis d'entretiens du pape, face à face avec les spectateurs.
« Tout récemment, raconte François, un enfant m' a demandé par courrier électronique de pouvoir parler avec moi. Cet enfant était atteint d'un cancer en phase terminale. II savait qu'il allait mourir bientôt, mais il n'avait n'a pas peur de la mort. Ne pouvant l'embrasser, je l'ai béni. »
Le lendemain même les portes du Royaume s'ouvraient pour laisser entrer le petit cancéreux. C'est avec son regard d'enfant, que le pape François nous parle de cet enfant..

Fr Jacques-François Vergonjeanne.
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Homélie prononcée par le frère Jacques-François Vergonjeanne, O.P. le dimanche 23 septembre 2018 (25éme DIM  (B) Sag 2,12.17-20 ;  Ja 3,16-4,3 ;  Mc 9,30-37 )

POUR ETRE LE PREMIER MIEUX VAUT COMMENCER EN DERNIER

Ce désir humain dêtre le préféré .
Jésus marche en tête de la petite bande de ses apôtres. Il vient de leur annoncer, pour la deuxième fois, que sa mission va mal se terminer et de manière dramatique. Comme pour oublier cette sombre nouvelle, les apôtres discutent quune question qui les tracassent :   
lequel dentre eux est le plus grand  dans lestime du Maître ? A qui réserve-t-il la place de premier ministre dans le Royaume à venir ?
Le désir darriver en premier dans laffection de quelquun quon admire et quon aime, est inhérent à la condition humaine. Observez les jeunes enfants dans une famille. Cest à  qui sefforcera dêtre remarqué par maman ou papa, selon les cas. Il y a rivalité entre eux.
Mais pour monter tout en haut du podium, il faut entrer en compétition avec les autres et donc les éliminer.
A la dernière place dans la condition de serviteur.
La deuxième lecture, tirée de lépître de St Jacques,dénonce ces rivalités et les sentiments fratricides quelles suscitent :« La jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes 
sortes dactions malfaisantes … Doù viennent les guerres, doù viennent les conflits entre vous ? Nest-ce pas justement tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? » 
A celui, à celle, qui ambitionne de devenir son disciple, Jésus propose un retournement à 180°, dit en termes évangéliques : une conversion de cette dynamique fratricide:
« Si tu veux être le premier, choisis dêtre le dernier et le serviteur de tous. »
Jésus noblige pas, il sollicite notre désir. Il dit  au jeune homme riche, insatisfait de la vie quil mène: « Si tu veux être parfait, dépouille-toi de tes biens au bénéfice des pauvres .. » 
Choisir daller à la dernière place, ce nest pas une manoeuvre pour se faire remarquer. Cest répondre à un attrait du cœur suscité par lEsprit de Jésus.Tu renonces à être celui qui cherchait à simposer aux autres.
Philippe, dune  famille de grands industriels du Nord de la France, a choisi dêtre prêtre ouvrier. Ses camarades datelier sen étonnent :« Tu as une formation dingénieur, tu 
pourrais être cadre.. Pourquoi, tu restes ici ? « Pour partager votre vie, à cause de Jésus, » répond Philippe.
Grandeur du Serviteur de tous.
Oui, être serviteur de tous. Sans discrimination. Ne pas saccrocher aux privilèges de sa classe sociale. Le Fils de Dieu, dune très haute naissance pourtant,  nous a donné lexemple : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui légalait à Dieu. Mais il sest anéanti, prenant la condition de serviteur. .. » (Ph 2,6- 11)
Si Jésus, le Fils de lhomme, a choisi la toute dernière place : celle dun crucifié, cétait pour sauver la multitude des hommes des puissances du mal. Grandeur inégalable de 
lamour de ce Serviteur!
Dans les plus hautes responsabilités, le disciple du Christ veillera à rester serviteur de ses frères. Nappelle-t-on pas le pape, successeur de Pierre, serviteur des serviteurs de Dieu ?

La parabole du petit enfant .
Pour illustrer son enseignement, Jésus appelle un petit enfant et le place au milieu de ses apôtres. Nentreront dans le Royaume, leur dit-il, que ceux et celles qui auront retrouvé leur coeur de tout petit enfant, et linnocence première de leur regard.
Jésus embrasse ensuite cet enfant et conclut son enseignement : « Quiconque accueille en mon  un enfant comme celui-ci, cest moi quil accueille.Et celui qui maccueille, ce nest pas moi quil accueille , mais Celui qui ma envoyé. »
Dans le film intitulé   Le pape François, un homme de Parole , qui vient de sortir en salle, le réalisateur utilise des documents darchives qui nous font revivre quelques-unes des rencontres de François avec les foules de différents pays et avec des chefs dEtat. 
Dans plusieurs de ces documentaires, on peut voir des parents présentant leurs enfants au pape. Lui, les prend dans ses bras et les embrasse. 
Ces documentaires sont suivis dentretiens du pape, face à face avec les spectateurs.
« Tout récemment, raconte François, un enfant m a demandé par courrier électronique de pouvoir parler avec moi. Cet enfant  était atteint dun cancer en phase terminale. II savait quil allait mourir bientôt, mais il navait na pas peur de la mort. Ne pouvant lembrasser, je lai béni. »
Le lendemain même les portes du Royaume souvraient pour laisser entrer le petit cancéreux. Cest avec son regard denfant, que le pape François nous parle de cet enfant..

Fr Jacques-François Vergonjeanne.

Le lundi 17/09/18

Homélie prononcée par le frère Paul-Dominique Marcovits, O.P., le dimanche 16 septembre 2018 (Is 50, 5-9a ; Jc 2, 14-18 ; Mc 8, 27-35) :

« Pour vous, qui suis-je ? » Ce n’est pas là une question anodine de la part du Seigneur. Pour la comprendre, nous pouvons nous souvenir de cette question, posée en ces termes ou en d’autres à quelqu’un qui a de l’importance pour nous. ‘‘Au fond, qu’y a-t-il entre nous ?’’ ou bien : ‘‘Tu te souviens de notre première rencontre…’’ ou encore, de façon plus triste : ‘‘Tu ne vois pas que je suis là ?’’ Ces questions touchent à la profondeur de nos relations.
Jésus interroge justement ses disciples sur la relation qu’il a établie avec eux, sur le lien qu’il a tissé au long des chemins, au gré de ses prédications aux foules, à la vue des miracles accomplis. Jésus, progressivement, a suscité la recherche de ses disciples sur ce qu’il est. Comme « les gens », les disciples pensent qu’il est peut-être « Jean, le Baptiste ou Élie ou un prophète ». Aussi la question de Jésus : « Pour vous, qui suis-je ? » va au cœur de sa relation avec ses disciples. Pierre répond : « Tu es le Christ », et c’est le grand basculement... C’est le grand basculement car il y a un avant et un après ce dialogue. Jésus est venu révéler son mystère et son mystère a été reçu.
Mais quel est ce mystère, quel est cela qui est si particulier à Jésus ? Qu’a compris Pierre ? Là encore nous pouvons pressentir ce qui se passe. Dans nos relations – celles qui sont positives et qui font du bien à notre cœur – dans nos relations, surtout au début, la lumière est présente et les ombres absentes. Puis viennent les découvertes difficiles à faire ou des épreuves mais qui, traversées, nous font accéder à une relation plus juste, plus mûre, à un amour plus vrai, à une relation durable et solide.
Pierre a entrevu le mystère de Jésus, le Christ, et l’on sait combien Pierre était attaché à son Maître mais son lien avec lui n’était pas encore assez solide. Il ne comprend pas ce que dit Jésus sur les souffrances qu’il doit endurer et sur le rejet des chefs de son peuple, Pierre ne comprend pas, il est désorienté : ‘‘le Christ’’, selon lui, ne doit pas connaître l’échec, la mort… même si Jésus parle de résurrection ! Ah ! Pierre est de notre côté : nous ne supportons pas, surtout aujourd’hui, les échecs, la mort ! Ce qui nous importe, ce sont la réussite, la puissance, la victoire, les apparences de la gloire… Le monde de Dieu n’est pas ainsi. Pierre devrait le savoir ! et nous aussi ! Dieu est toujours du côté des petits et des pauvres, il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles.
Comme il faut du temps pour comprendre cela ! A force d’épreuves, de traversées de déserts bien longs, nous découvrons, progressivement, ce secret si difficile à accepter et pourtant porteur de vie : il n’y a rien sans l’amour, sans un amour radical. Il faut donner sa vie pour ceux qu’on aime, il faut donner sa vie pour ceux que le Seigneur met sur notre chemin. C’est ce que dit Jésus quand il annonce la croix. C’est ce que nous découvrons au fur et à mesure de la vie… si du moins nous ne nous enivrons pas de tout ce qui est léger et qui passe.
Pierre, toujours lui, Pierre, notre frère, aura vraiment de la difficulté à comprendre cet amour si profond. Au moment de la croix, il le renie trois fois. Pourtant, il aime son maître. Que de pleurs ensuite ! Mais, pardonné, il sera vraiment ressuscité avec son Seigneur. Probablement les réconciliations entre nous, après les moments douloureux, sont-elles aussi pour nous source de vie, de relation enfin solide, une résurrection.
Jésus conclut et maintenant nous pouvons l’entendre, ou du moins percevoir le chemin qu’il nous ouvre : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » Chemin apparemment difficile mais c’est Jésus qui, avec délicatesse, marche toujours juste un pas avant le nôtre.
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Homélie prononcée par le frère Paul-Dominique Marcovits, O.P., le dimanche 16 septembre 2018 (Is 50, 5-9a ; Jc 2, 14-18 ; Mc 8, 27-35) : 

« Pour vous, qui suis-je ? » Ce n’est pas là une question anodine de la part du Seigneur. Pour la comprendre, nous pouvons nous souvenir de cette question, posée en ces termes ou en d’autres à quelqu’un qui a de l’importance pour nous. ‘‘Au fond, qu’y a-t-il entre nous ?’’ ou bien : ‘‘Tu te souviens de notre première rencontre…’’ ou encore, de façon plus triste : ‘‘Tu ne vois pas que je suis là ?’’ Ces questions touchent à la profondeur de nos relations. 
Jésus interroge justement ses disciples sur la relation qu’il a établie avec eux, sur le lien qu’il a tissé au long des chemins, au gré de ses prédications aux foules, à la vue des miracles accomplis. Jésus, progressivement, a suscité la recherche de ses disciples sur ce qu’il est. Comme « les gens », les disciples pensent qu’il est peut-être « Jean, le Baptiste ou Élie ou un prophète ».  Aussi la question de Jésus : « Pour vous, qui suis-je ? » va au cœur de sa relation avec ses disciples. Pierre répond : « Tu es le Christ », et c’est le grand basculement... C’est le grand basculement car il y a un avant et un après ce dialogue. Jésus est venu révéler son mystère et son mystère a été reçu. 
Mais quel est ce mystère, quel est cela qui est si particulier à Jésus ? Qu’a compris Pierre ? Là encore nous pouvons pressentir ce qui se passe. Dans nos relations – celles qui sont positives et qui font du bien à notre cœur – dans nos relations, surtout au début, la lumière est présente et les ombres absentes. Puis viennent les découvertes difficiles à faire ou des épreuves mais qui, traversées, nous font accéder à une relation plus juste, plus mûre, à un amour plus vrai, à une relation durable et solide. 
Pierre a entrevu le mystère de Jésus, le Christ, et l’on sait combien Pierre était attaché à son Maître mais son lien avec lui n’était pas encore assez solide. Il ne comprend pas ce que dit Jésus sur les souffrances qu’il doit endurer et sur le rejet des chefs de son peuple, Pierre ne comprend pas, il est désorienté : ‘‘le Christ’’, selon lui, ne doit pas connaître l’échec, la mort… même si Jésus parle de résurrection ! Ah ! Pierre est de notre côté : nous ne supportons pas, surtout aujourd’hui, les échecs, la mort ! Ce qui nous importe, ce sont la réussite, la puissance, la victoire, les apparences de la gloire… Le monde de Dieu n’est pas ainsi. Pierre devrait le savoir ! et nous aussi ! Dieu est toujours du côté des petits et des pauvres, il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles. 
Comme il faut du temps pour comprendre cela ! A force d’épreuves, de traversées de déserts bien longs, nous découvrons, progressivement, ce secret si difficile à accepter et pourtant porteur de vie : il n’y a rien sans l’amour, sans un amour radical. Il faut donner sa vie pour ceux qu’on aime, il faut donner sa vie pour ceux que le Seigneur met sur notre chemin. C’est ce que dit Jésus quand il annonce la croix. C’est ce que nous découvrons au fur et à mesure de la vie… si du moins nous ne nous enivrons pas de tout ce qui est léger et qui passe. 
Pierre, toujours lui, Pierre, notre frère, aura vraiment de la difficulté à comprendre cet amour si profond. Au moment de la croix, il le renie trois fois. Pourtant, il aime son maître. Que de pleurs ensuite ! Mais, pardonné, il sera vraiment ressuscité avec son Seigneur. Probablement les réconciliations entre nous, après les moments douloureux, sont-elles aussi pour nous source de vie, de relation enfin solide, une résurrection.
Jésus conclut et maintenant nous pouvons l’entendre, ou du moins percevoir le chemin qu’il nous ouvre : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » Chemin apparemment difficile mais c’est Jésus qui, avec délicatesse, marche toujours juste un pas avant le nôtre.

Amen Amen Amen

1 mois il y a
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Le mardi 11/09/18

Homélie prononcée par le frère Charles Desjobert, O.P., le dimanche 9 septembre 2018 (23e dimanche TO - Année B - Is 35, 4-7a ; Jc 2, 1-5 ; Mc 7, 31-37)

Parole transfrontalière : ouvre-toi.

Une guérison. Une guérison comme Jésus thaumaturge a pris l’habitude d’en faire. Et une guérison encore une fois quelque peu transgressive : non pas qu’elle ait lieu un jour de Sabbat, mais parce qu’elle a lieu par-delà une frontière. Elle est, d’une certaine façon, transfrontalière. Une guérison de la parole au-delà des frontières du monde juif, en territoire païen.

Quand on arrive à Strasbourg – je m’adresse à nos tous nouveaux novices–, ou bien lorsqu’on revient à Strasbourg, il est d’ailleurs toujours un peu question de frontières.
Si pour certains français (de l’intérieur j’entends), Strasbourg est coincé dans un coin... le bout du bout du Grand Est... pour d’autres, elle est cœur de l’Europe. Si pour certains, le Rhin est un angle mort, pour d’autres, il est un formidable lieu de transit et les Vosges forment entre l’Alsace et la France, décidément une haute barrière, nettement plus délicate à traverser.

Le Christ, dans l’Évangile ce soir, agit comme un passeur, un dépasseur de frontières. Il déplace les bornes pour étendre la Parole.
Son périple, Jésus l’a commencé du côté de Tyr et de Sidon. Deux villes côtières dont parle souvent l’Ancien Testament.
De là, par un parcours un peu sinueux, Jésus n’hésite pas à sortir du monde juif, traverser la mer de Galilée, pour aller vers la Décapole, le grand Est !
On lui amène un sourd-muet. Et Jésus le guérit. Il guérit un homme, en territoire païen. Désormais, les païens, jusque-là sourds à la parole de Dieu, deviennent capables de bien parler de lui.
Le Seigneur pose un geste inhabituel et l’accompagne d’une parole : il met ses doigts dans les oreilles du sourd, crache, touche sa langue, lève les yeux, gémit et dit « effata ».

L’action se déroule dans un ordre précis : en premier lieu, Jésus touche les oreilles. C’est d’abord de la surdité à la Parole que l’homme doit être guérit. Etre à nouveau disposer à entendre. Et c’est par ce qu’il peut écouter véritablement la parole que le muet, devient un parlant... et qu’il peut même devenir un bienparlant.
S. Marc, qui est le seul des évangélistes à relater cet évènement de la guérison du sourd-muet, choisit les termes avec précision : en réalité, il ne dit pas qu’il est « muet » mais qu’il est « malparlant ». Ce mot n’est utilisé qu’à une seule autre reprise dans la Bible, dans le passage d’Isaïe que nous avons entendu tout à l’heure : « la bouche du malparlant criera de joie » (Is 35, 6).
Voilà ce qui peut sortir de la bouche d’un malparlant devenu bienparlant : « un cri de joie ». L’important n’est alors pas d’abord de passer de muet à parlant. Mais de malparlant à bienparlant.
Chaque matin, et nos jeunes frères le découvrions plus intensément cette année, la prière chrétienne commence par ces simples mots : « Seigneur, ouvre mes lèvres » (Ps 50). Laisser la parole même de Dieu ouvrir nos lèvres Ce qui suit immédiatement, c’est le psaume invitatoire : « venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons [le] » (Ps. 94).

Si on utilise les mots malvoyant ou malentendant, dire de quelqu’un qu’il est malparlant est moins commun. Peut-être parce que nous réalisons à quel point nous sommes tous concernés et que nous sommes bien souvent des malparlants : médisant sur nos frères, mais bafouillant aussi à propos de nous-même et balbutiant quand il s’agit d’évoquer Dieu. Combien de prophètes ou de théologiens ont constaté cela ?

Pour pouvoir parler, articuler un cri de joie, éclater en cri d’allégresse, il faut entendre une parole, laisser résonner en nous la parole de Dieu, se mettre sous la Parole. On risque sinon d’être beau parleur, causeur du dimanche ou prédicateur bavard. IL est plutôt urgent de dire du bien... parole de bénédiction et de bienveillance qui sera fade, voie écœurante, si elle ne se nourrit de la Parole de Dieu.

Alors, quelle parole nous est adressée ? « Effata » [Ephphatha] (Mc 7, 34), petit mot araméen qui signifie simplement « ouvre-toi » : là encore il est question de frontières, de fermetures à dépasser. Notre cœur et notre bouche peut-être bardé de frontières qui nous empêchent de bien articuler. Effata comme un condensé de la parole biblique qui vient abolir les cloisonnements de notre cœur pour nous donner de dire une parole sans frontière, universelle.

Les lèvres peuvent être, en quelques sorte, les frontières de notre cœur, « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi » (Mc 7, 6) nous avertissait Jésus dimanche dernier.

Il se trouve que c’est le même mot qui est utilisé en hébreu pour dire les lèvres et les frontières (Saphah : cf. Gn 11, 1 ; 2R 2, 13 ; Ez 43, 13). C’est la bordure, la reliure, le rivage qui borde la bouche ou un pays. Réalisons-nous à quel point nos lèvres sont la frontière de notre cœur ? Elles en sont le rivage.

Par l’effata, le Seigneur ouvre une brèche. Il vient visiter les régions étrangères de notre cœur. Les lieux à évangéliser de notre intelligence. Il veut passer par les terres orgueilleuses ou ruinées de nos Tyr ou de nos Sidon intérieures. Il est prêt à traverser les mers de Galilée de notre être pour en atteindre les espaces arides. Notre Décapole personnelle ne peut lui être étrangère : cités de joie et de peine, d’égarements et de recherches infructueuses, de trouvailles et de paix.
Alors, si la parole de Dieu est à l’aise dans notre cœur, si elle y a sa place, elle pourra traverser les frontières de nos lèvres, nous ne serons plus de mauvais parlants mais des bienparlants. « Effata », « ouvre-toi ».
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Homélie prononcée par le frère Charles Desjobert, O.P., le dimanche 9 septembre 2018 (23e dimanche TO - Année B - Is 35, 4-7a ; Jc 2, 1-5 ; Mc 7, 31-37) 

Parole transfrontalière : ouvre-toi.

 Une guérison. Une guérison comme Jésus thaumaturge a pris l’habitude d’en faire. Et une guérison encore une fois quelque peu transgressive : non pas qu’elle ait lieu un jour de Sabbat, mais parce qu’elle a lieu par-delà une frontière. Elle est, d’une certaine façon, transfrontalière. Une guérison de la parole au-delà des frontières du monde juif, en territoire païen.

Quand on arrive à Strasbourg – je m’adresse à nos tous nouveaux novices–, ou bien lorsqu’on revient à Strasbourg, il est d’ailleurs toujours un peu question de frontières. 
Si pour certains français (de l’intérieur j’entends), Strasbourg est coincé dans un coin... le bout du bout du Grand Est... pour d’autres, elle est cœur de l’Europe. Si pour certains, le Rhin est un angle mort, pour d’autres, il est un formidable lieu de transit et les Vosges forment entre l’Alsace et la France, décidément une haute barrière, nettement plus délicate à traverser.

 Le Christ, dans l’Évangile ce soir, agit comme un passeur, un dépasseur de frontières. Il déplace les bornes pour étendre la Parole.
Son périple, Jésus l’a commencé du côté de Tyr et de Sidon. Deux villes côtières dont parle souvent l’Ancien Testament. 
De là, par un parcours un peu sinueux, Jésus n’hésite pas à sortir du monde juif, traverser la mer de Galilée, pour aller vers la Décapole, le grand Est !
 On lui amène un sourd-muet. Et Jésus le guérit. Il guérit un homme, en territoire païen. Désormais, les païens, jusque-là sourds à la parole de Dieu, deviennent capables de bien parler de lui.
Le Seigneur pose un geste inhabituel et l’accompagne d’une parole : il met ses doigts dans les oreilles du sourd, crache, touche sa langue, lève les yeux, gémit et dit « effata ».

L’action se déroule dans un ordre précis : en premier lieu, Jésus touche les oreilles. C’est d’abord de la surdité à la Parole que l’homme doit être guérit. Etre à nouveau disposer à entendre. Et c’est par ce qu’il peut écouter véritablement la parole que le muet, devient un parlant... et qu’il peut même devenir un bienparlant.
S. Marc, qui est le seul des évangélistes à relater cet évènement de la guérison du sourd-muet, choisit les termes avec précision : en réalité, il ne dit pas qu’il est « muet » mais qu’il est « malparlant ». Ce mot n’est utilisé qu’à une seule autre reprise dans la Bible, dans le passage d’Isaïe que nous avons entendu tout à l’heure : « la bouche du malparlant criera de joie » (Is 35, 6).
Voilà ce qui peut sortir de la bouche d’un malparlant devenu bienparlant : « un cri de joie ». L’important n’est alors pas d’abord de passer de muet à parlant. Mais de malparlant à bienparlant. 
Chaque matin, et nos jeunes frères le découvrions plus intensément cette année, la prière chrétienne commence par ces simples mots : « Seigneur, ouvre mes lèvres » (Ps 50). Laisser la parole même de Dieu ouvrir nos lèvres Ce qui suit immédiatement, c’est le psaume invitatoire : « venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons [le] » (Ps. 94).

Si on utilise les mots malvoyant ou malentendant, dire de quelqu’un qu’il est malparlant est moins commun. Peut-être parce que nous réalisons à quel point nous sommes tous concernés et que nous sommes bien souvent des malparlants : médisant sur nos frères, mais bafouillant aussi à propos de nous-même et balbutiant quand il s’agit d’évoquer Dieu. Combien de prophètes ou de théologiens ont constaté cela ?

Pour pouvoir parler, articuler un cri de joie, éclater en cri d’allégresse, il faut entendre une parole, laisser résonner en nous la parole de Dieu, se mettre sous la Parole. On risque sinon d’être beau parleur, causeur du dimanche ou prédicateur bavard. IL est plutôt urgent de dire du bien... parole de bénédiction et de bienveillance qui sera fade, voie écœurante, si elle ne se nourrit de la Parole de Dieu.

Alors, quelle parole nous est adressée ? « Effata » [Ephphatha] (Mc 7, 34), petit mot araméen qui signifie simplement « ouvre-toi » : là encore il est question de frontières, de fermetures à dépasser. Notre cœur et notre bouche peut-être bardé de frontières qui nous empêchent de bien articuler. Effata comme un condensé de la parole biblique qui vient abolir les cloisonnements de notre cœur pour nous donner de dire une parole sans frontière, universelle.

Les lèvres peuvent être, en quelques sorte, les frontières de notre cœur, « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi » (Mc 7, 6) nous avertissait Jésus dimanche dernier.

Il se trouve que c’est le même mot qui est utilisé en hébreu pour dire les lèvres et les frontières (Saphah : cf. Gn 11, 1 ; 2R 2, 13 ; Ez 43, 13). C’est la bordure, la reliure, le rivage qui borde la bouche ou un pays. Réalisons-nous à quel point nos lèvres sont la frontière de notre cœur ? Elles en sont le rivage.

Par l’effata, le Seigneur ouvre une brèche. Il vient visiter les régions étrangères de notre cœur. Les lieux à évangéliser de notre intelligence. Il veut passer par les terres orgueilleuses ou ruinées de nos Tyr ou de nos Sidon intérieures. Il est prêt à traverser les mers de Galilée de notre être pour en atteindre les espaces arides. Notre Décapole personnelle ne peut lui être étrangère : cités de joie et de peine, d’égarements et de recherches infructueuses, de trouvailles et de paix.
Alors, si la parole de Dieu est à l’aise dans notre cœur, si elle y a sa place, elle pourra traverser les frontières de nos lèvres, nous ne serons plus de mauvais parlants mais des bienparlants. « Effata », « ouvre-toi ».

Amen Amen Amen

1 mois il y a
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Le samedi 08/09/18

Dominicains Strasbourg a changé sa photo de couverture. ... Lire la suiteVoir moins de texte

Le samedi 08/09/18

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Profession simple des frères Mina-Athanase et Thomas
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Profession simple des frères Mina-Athanase et Thomas

C’est le père MARCOVITS de dos au premier plan?

1 mois il y a
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Le samedi 08/09/18

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Nos deux frères profès
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Nos deux frères profès

Félicitations

1 mois il y a
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Félicitationss mes frères

1 mois il y a
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Félicitations chers frères. Dieu soit béni !

1 mois il y a
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Le samedi 08/09/18

Les frères Mina-Athanase et Thomas viennent de faire profession dans l'Ordre des Prêcheurs ! Alleluia ! ... Lire la suiteVoir moins de texte

Les frères Mina-Athanase et Thomas viennent de faire profession dans lOrdre des Prêcheurs ! Alleluia !

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Grande joie Deo Gratias !!!

1 mois il y a
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Amen ! Alléluia ! !

1 mois il y a
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Joie joie joie !

1 mois il y a
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ho oui tres bien amen

1 mois il y a
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Félicitations الف مبروك للاخوين توما و مينا

1 mois il y a
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coucou frère Anis !!! bravo à vos frères....

1 mois il y a
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🙏🏻👏🏻

1 mois il y a
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Bonne mission a eux car la moisson est abondante et les ouvriers ont peu nombreux. Que Dieu tout puissant suscite toujours des vocations pour que sa moisson ne reste pas sans ouvriers

1 mois il y a
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الف الف مبروك الله يقويهم ويعطيهم النعمة والحكمة

1 mois il y a
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