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Les frères du couvent Dominicain de Strasbourg sont heureux de vous accueillir sur leur site ! Vous y trouverez diverses informations sur la communauté, les activités à venir, ou encore les horaires habituels du couvent. Bonne navigation et à bientôt au couvent !

Retrouvez ci-dessous des messages ou photos de la communauté, et des prédications de frères. Si le texte ne s’affiche pas en entier ou pour voir plus de photos, cliquer sur « Lire la suite » ou « Voir sur Facebook ».

Le dimanche 15/10/17

Homélie du fr. Paul-Dominique Marcovits sur les invités aux noces (28e dimanche du Temps Ordinaire - Is 25,6-10 ; Ph 4,12-20 ; Mt 22,1-14)

Le roi a préparé un magnifique banquet pour les noces de son fils, apparemment son unique. Tout est fait en grand, à l’orientale ! On a prévenu les invités et quand tout est prêt, on envoie les serviteurs les prier de venir. Une parabole ne dit pas tout, elle met en relief un aspect de l’enseignement de Jésus, le maître. Regardons.
Que Jésus met-il en avant ici ? L’obstination du roi. Le roi veut célébrer les noces de son fils, cette fête aura lieu. C’est décidé, c’est préparé, c’est prêt, ces noces auront lieu. Rien ne va l’arrêter. Des invités, les invités naturels du roi, probablement des amis ou de nobles personnes… refusent de venir et se conduisent comme des malpropres. Qu’importe ! Il fera remplir la salle de noces par les miséreux, les bons, les méchants, des invités un peu bizarres, mais la salle de noces sera remplie. Le roi est obstiné.
Ce roi, bien sûr, c’est Dieu. Dieu ne change pas ses plans, ses décisions, sa volonté, au gré des humeurs des hommes, de leur fragile fidélité. Dieu a un plan : sauver l’humanité. Quoi qu’il arrive, il y parviendra. Les noces de son fils, de son Fils unique, Jésus, seront célébrées. Nous connaissons la suite, la croix. Mais ici ce qui est mis en relief, c’est la fidélité de Dieu en son dessein.
Oui, Dieu veut notre salut, il y parviendra. Dire cela est de notre part un acte de foi. Un acte de foi proclamé souvent dans la nuit, dans l’incompréhension d’un monde qui semble avoir perdu son bon sens. C’est aussi un acte de foi proclamé en regardant notre vie personnelle, notre propre histoire : tout est loin d’être beau et nous souffrons durement de notre bassesse. Ce cri monte alors : « Seigneur, je connais mon péché, ma faute est devant moi ! Saurai-je enfin me tourner vers toi et ne plus refuser ton invitation à te suivre ? » Ce cri est vrai. Mais le fond de notre pensée, nous la connaissons : demain risque d’être comme hier, je serai encore le même pécheur. Terrible constatation. C’est alors que vient la bonne nouvelle de cette parabole. Le roi est obstiné, il célèbrera les noces. Dieu ne change pas de but : il veut le salut de tous, il veut le mien, il y parviendra. Alors, au cri de détresse du pécheur qui constate son impuissance, peut succéder le cri de la foi que fait monter en lui cette parabole. « Seigneur, si tu n’arrives pas à t’en sortir avec moi aujourd’hui, demain, tout à l’heure peut-être, tu t’y prendras autrement avec moi, tu sauras enfin me rejoindre dans mes profondeurs et me délivrer, me mettre au large, enfin. Oui, si je m’éloigne de toi, tu sauras me rattraper par un autre chemin. » Profession de foi des pauvres que nous sommes. Cette pauvreté reconnue est notre dignité ! Peut-être pouvons-nous nous glorifier de nos faiblesses à l’encontre des invités royaux fermés sur eux-mêmes que le roi déclare indignes.
Voilà la bonne nouvelle de cette parabole : Dieu est fidèle, solide : il ne succombe pas à la moindre de nos humeurs. Son amour est de toujours à toujours. Il trouvera bien une place pour nous avec tous ces gens que les serviteurs ont cherchés le long des chemins.
Pourtant une condition semble devoir être remplie pour entrer dans la salle des noces : avoir l’habit nuptial. Qu’est-ce que cet habit ? Saint Grégoire dit que c’est la charité, ce que justement n’ont pas les premiers invités à la noce car ils se moquent totalement de l’invitation ! Ce qui les intéresse, ce sont leurs propres affaires. Même des histoires de mariage, d’amour ne les intéressent pas. Oui, pour entrer au ciel, il faut quand même un peu d’amour au cœur sinon on ne trouvera pas de place en ce royaume de l’amour. On est vite mis dehors. Il faut cette robe de la charité, la robe nuptiale de l’amour.
La robe de l’amour. Permettez-moi une histoire. Une dame avait perdu son mari et j’ai célébré l’enterrement. Par la suite, cette femme a fait un magnifique chemin spirituel. Elle s’en réjouissait. Mais une ombre importante demeurait. Elle me demanda : « Mon père, regardez tout le chemin que j’ai fait, toutes ces découvertes du Seigneur ! Mon mari, lui, n’a pas fait ce chemin-là ! Que lui est-il alors arrivé ? » Son mari n’était pas un homme épouvantable. Pourtant, je lui ai répondu ceci… avec un sourire : « Que lui est-il arrivé ? C’est simple. Quand il est arrivé au ciel, il s’est approché de la porte et il a vu : il n’avait pas la robe nuptiale qu’il fallait. Et Dieu lui a dit : « Tu ne peux pas entrer. » Votre mari allait tomber dans la désolation lorsque Dieu lui demanda : « Qu’as-tu dans le sac que tu tiens à la main ? » Votre mari a répondu : « Je ne sais pas, ce sac, je l’ai, je ne sais pourquoi ? » « Ouvre, dit Dieu ». Dans le sac, il y avait la robe du paradis ! Et Dieu de commenter : « Tu vois, ta femme, sur terre, a fait un beau chemin spirituel ; elle a gagné deux robes, une pour elle et une pour toi ! Vite, entre en paradis ! »
La leçon est simple. Si nous n’arrivons pas nous-mêmes à gagner notre ciel, comme on dit, d’autres peuvent le gagner pour nous comme nous pouvons ouvrir les portes du paradis à d’autres grâce à nos prières, grâce à l’offrande de notre vie, grâce à l’amour qui est dans notre cœur. Jésus sur la croix n’a-t-il pas offert sa vie pour le salut de tous ? Nous le faisons, nous aussi, à sa suite. Voilà la grande charité.
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Homélie du fr. Paul-Dominique Marcovits sur les invités aux noces (28e dimanche du Temps Ordinaire - Is 25,6-10 ; Ph 4,12-20 ; Mt 22,1-14)

Le roi a préparé un magnifique banquet pour les noces de son fils, apparemment son unique. Tout est fait en grand, à l’orientale ! On a prévenu les invités et quand tout est prêt, on envoie les serviteurs les prier de venir. Une parabole ne dit pas tout, elle met en relief un aspect de l’enseignement de Jésus, le maître. Regardons. 
Que Jésus met-il en avant ici ? L’obstination du roi. Le roi veut célébrer les noces de son fils, cette fête aura lieu. C’est décidé, c’est préparé, c’est prêt, ces noces auront lieu. Rien ne va l’arrêter. Des invités, les invités naturels du roi, probablement des amis ou de nobles personnes… refusent de venir et se conduisent comme des malpropres. Qu’importe ! Il fera remplir la salle de noces par les miséreux, les bons, les méchants, des invités un peu bizarres, mais la salle de noces sera remplie. Le roi est obstiné. 
Ce roi, bien sûr, c’est Dieu. Dieu ne change pas ses plans, ses décisions, sa volonté, au gré des humeurs des hommes, de leur fragile fidélité. Dieu a un plan : sauver l’humanité. Quoi qu’il arrive, il y parviendra. Les noces de son fils, de son Fils unique, Jésus, seront célébrées. Nous connaissons la suite, la croix. Mais ici ce qui est mis en relief, c’est la fidélité de Dieu en son dessein.
Oui, Dieu veut notre salut, il y parviendra. Dire cela est de notre part un acte de foi. Un acte de foi proclamé souvent dans la nuit, dans l’incompréhension d’un monde qui semble avoir perdu son bon sens. C’est aussi un acte de foi proclamé en regardant notre vie personnelle, notre propre histoire : tout est loin d’être beau et nous souffrons durement de notre bassesse. Ce cri monte alors : « Seigneur, je connais mon péché, ma faute est devant moi ! Saurai-je enfin me tourner vers toi et ne plus refuser ton invitation à te suivre ? » Ce cri est vrai. Mais le fond de notre pensée, nous la connaissons : demain risque d’être comme hier, je serai encore le même pécheur. Terrible constatation. C’est alors que vient la bonne nouvelle de cette parabole. Le roi est obstiné, il célèbrera les noces. Dieu ne change pas de but : il veut le salut de tous, il veut le mien, il y parviendra. Alors, au cri de détresse du pécheur qui constate son impuissance, peut succéder le cri de la foi que fait monter en lui cette parabole. « Seigneur, si tu n’arrives pas à t’en sortir avec moi aujourd’hui, demain, tout à l’heure peut-être, tu t’y prendras autrement avec moi, tu sauras enfin me rejoindre dans mes profondeurs et me délivrer, me mettre au large, enfin. Oui, si je m’éloigne de toi, tu sauras me rattraper par un autre chemin. » Profession de foi des pauvres que nous sommes. Cette pauvreté reconnue est notre dignité ! Peut-être pouvons-nous nous glorifier de nos faiblesses à l’encontre des invités royaux fermés sur eux-mêmes que le roi déclare indignes.
Voilà la bonne nouvelle de cette parabole : Dieu est fidèle, solide : il ne succombe pas à la moindre de nos humeurs. Son amour est de toujours à toujours. Il trouvera bien une place pour nous avec tous ces gens que les serviteurs ont cherchés le long des chemins. 
Pourtant une condition semble devoir être remplie pour entrer dans la salle des noces : avoir l’habit nuptial. Qu’est-ce que cet habit ? Saint Grégoire dit que c’est la charité, ce que justement n’ont pas les premiers invités à la noce car ils se moquent totalement de l’invitation ! Ce qui les intéresse, ce sont leurs propres affaires. Même des histoires de mariage, d’amour ne les intéressent pas. Oui, pour entrer au ciel, il faut quand même un peu d’amour au cœur sinon on ne trouvera pas de place en ce royaume de l’amour. On est vite mis dehors. Il faut cette robe de la charité, la robe nuptiale de l’amour.
La robe de l’amour. Permettez-moi une histoire. Une dame avait perdu son mari et j’ai célébré l’enterrement. Par la suite, cette femme a fait un magnifique chemin spirituel. Elle s’en réjouissait. Mais une ombre importante demeurait. Elle me demanda : « Mon père, regardez tout le chemin que j’ai fait, toutes ces découvertes du Seigneur ! Mon mari, lui, n’a pas fait ce chemin-là ! Que lui est-il alors arrivé ? » Son mari n’était pas un homme épouvantable. Pourtant, je lui ai répondu ceci… avec un sourire : « Que lui est-il arrivé ? C’est simple. Quand il est arrivé au ciel, il s’est approché de la porte et il a vu : il n’avait pas la robe nuptiale qu’il fallait. Et Dieu lui a dit : « Tu ne peux pas entrer. » Votre mari allait tomber dans la désolation lorsque Dieu lui demanda : « Qu’as-tu dans le sac que tu tiens à la main ? » Votre mari a répondu : « Je ne sais pas, ce sac, je l’ai, je ne sais pourquoi ? » « Ouvre, dit Dieu ». Dans le sac, il y avait la robe du paradis ! Et Dieu de commenter : « Tu vois, ta femme, sur terre, a fait un beau chemin spirituel ; elle a gagné deux robes, une pour elle et une pour toi ! Vite, entre en paradis ! »
La leçon est simple. Si nous n’arrivons pas nous-mêmes à gagner notre ciel, comme on dit, d’autres peuvent le gagner pour nous comme nous pouvons ouvrir les portes du paradis à d’autres grâce à nos prières, grâce à l’offrande de notre vie, grâce à l’amour qui est dans notre cœur. Jésus sur la croix n’a-t-il pas offert sa vie pour le salut de tous ? Nous le faisons, nous aussi, à sa suite. Voilà la grande charité.

Anthony Maggs, Angèle Kiefer et 12 autres personnes aiment cela

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Le vendredi 06/10/17

Dominicains Strasbourg a partagé la publication de Lourdes.

Quelques photos du pèlerinage du Rosaire !
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Retour en images sur le Pèlerinage du Rosaire - Lourdes #OPLourdes. Magnifique rassemblement sous le soleil automnal de Lourdes. 🙏 Recueillement garanti ! Tout notre reportage 📸 sur https:/...

Quelques photos du pèlerinage du Rosaire !

Pierre Martyr, Catherine Bussereau et 9 autres personnes aiment cela

Corinne PorésMerci !

3 semaines il y a   ·  1
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Le mardi 26/09/17

Homélie du fr. Jacques-François Vergonjeanne du 23 septembre 2017 pour le 60e anniversaire de son ordination presbytérale (Rm 12,5-16 ; Lc 5,1-11) :

« SELON LA GRÂCE QUE DIEU NOUS A ACCORDÉE ... »

« Alors ils ramenèrent les barques au rivage … » .
Je suis l'aîné de quatre frères : Jacques, Pierre, Jean et André. Nos parents avaient-ils conscience que ces prénoms qu'ils nous ont donnés, sont les noms des quatre premiers disciples que Jésus appelle à le suivre « au bord du lac de Génézareth » ?
Nos parents pouvaient souhaiter que l'un d'entre nous fasse carrière dans l'entreprise paternelle, une petite entreprise de maçonnerie. Imaginaient-ils, par contre, que, Jacques et Jean, répondraient à l'appel du Christ à le suivre. Qu'ils quitteraient, non pas « leur barque de marins pêcheur », comme les deux fils de Zébédée, mais la truelle du maçon, à laquelle ils semblaient tout d'abord destinés ? Ce rapprochement entre le texte de l'évangile et mes liens familiaux s'impose à moi depuis longtemps.
Fidélité aux liens familiaux .
En cette célébration du 60ème anniversaire de mon ordination presbytérale, je ne voudrais pas dissocier ma vocation de prêtre réalisée dans la famille de saint Dominique, de l'itinéraire personnel de mes trois frères. De celle de mon frère Jean qui a répondu à sa vocation dans le clergé diocésain. Ni de l' itinéraires de Pierre, qui présent dans cette assemblée, ni de celui d'André empêché de venir aujourd'hui
pour rester auprès de sa femme handicapée. Tous deux se sont mariés et sont entrés dans l'entreprise paternelle.
Tous les quatre nous étions engagés dans la même unité des Scouts de France.Par la suite, malgré les épreuves de la vie de famille, nous sommes restés en relations fraternelles, « selon la grâce que Dieu nous a accordée », tel que nous le dit saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome : « Frères, nous qui sommes plusieurs,
nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part. Et selon la grâce que Dieu nous a accordée, nous avons reçu des dons qui sont différents. » (12,5-16)
Mon itinéraire dominicain.
Dans les années où je cherchais sur quel chemin m'engager pour répondre à l'appel du Christ, entendu en septembre 1940, au retour de 'l'exode', les prêtres que je voyais vivre, restaient pour moi des modèles peu attractifs : habillés en noir, menant une vie à part de la vie des hommes et des femmes. Mais c'était avant le concile Vatican II.
Le scoutisme m'a fait rencontrer un autre type de prêtre, partageant la vie des jeunes dans les camps scouts où la célébration de la messe prenait une dimension fraternelle et signifiante. Le modèle de prêtre que je cherchais je l'ai enfin trouvé chez des dominicains du couvent St-Jacques. Ce fut le coup de cœur !
Devenu prêtre j'ai cherché à partager « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent »
(Concile Vatican II, L’Église dans le monde, n°1) dans l'exercice des ministères successifs dont j'ai eu la charge : aumônier de lycéens et d'étudiants à Lille, prêtre au travail dans le sillage des prêtres ouvriers à Roubaix, formateur de séminaristes puis aumônier des gens du voyage à Strasbourg et, pour finir, à l'âge de la vieillesse, dont un des privilèges est d'oser être soi-même (Bernard Pivot).
J'ai vu tout récemment un film de 2005 De battre, mon cœur s'est arrêté. Ce titre m'intriguait. Comment parler de son cœur quand il a cessé de battre ? Après l'avoir vu j'ai compris que ce titre était à prendre au sens figuré. Le cœur peut s'arrêter de battre pour un personne, pour une cause, pour son pays, etc... Au sens figuré, en ce qui me concerne, je peux dire, au contraire : De battre pour toi, mon cœur ne s'est jamais arrêté. Je vous laisse imaginer pour qui et pour quoi, depuis mon entrée au noviciat en septembre 1951, mon cœur ne s'est pas arrêté de battre.
fr. Jacques-François.
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Homélie du fr. Jacques-François Vergonjeanne du 23 septembre 2017 pour le 60e anniversaire de son ordination presbytérale (Rm 12,5-16 ;  Lc 5,1-11) :

« SELON LA GRÂCE QUE DIEU NOUS A  ACCORDÉE ... »

« Alors ils ramenèrent les barques au rivage  … » .
Je suis laîné de quatre frères : Jacques, Pierre, Jean et André. Nos parents avaient-ils conscience que ces prénoms quils nous ont donnés, sont les noms des quatre premiers disciples que Jésus appelle à le suivre « au bord du lac de Génézareth » ? 
Nos parents pouvaient souhaiter que lun dentre nous fasse carrière dans lentreprise paternelle, une petite entreprise  de maçonnerie. Imaginaient-ils, par contre, que, Jacques et Jean,  répondraient à lappel du Christ à le suivre. Quils quitteraient, non pas « leur barque de marins pêcheur », comme les deux fils de Zébédée, mais la truelle du maçon, à laquelle ils semblaient tout dabord destinés ? Ce rapprochement entre le texte de lévangile et mes liens familiaux simpose à moi depuis longtemps. 
Fidélité aux liens familiaux .
En cette célébration du 60ème anniversaire de mon ordination presbytérale, je ne voudrais pas dissocier ma vocation de prêtre réalisée dans la famille de saint Dominique, de litinéraire personnel de mes trois frères. De celle de mon frère Jean qui a répondu à sa vocation dans le clergé diocésain. Ni de l itinéraires de Pierre, qui présent dans cette assemblée, ni de celui dAndré empêché de venir aujourdhui 
pour rester auprès de sa femme handicapée. Tous deux se sont mariés et sont entrés dans lentreprise paternelle.
Tous les quatre nous étions engagés dans la même unité des Scouts de France.Par la suite, malgré les épreuves de la vie de famille, nous sommes restés en relations fraternelles, « selon la grâce que Dieu nous a accordée », tel que nous le dit saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome : « Frères, nous qui sommes plusieurs, 
nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part. Et selon la grâce que Dieu nous a accordée, nous avons reçu des dons qui sont différents. » (12,5-16)
Mon itinéraire dominicain.
Dans les années où je cherchais sur quel chemin mengager pour répondre à lappel du Christ, entendu en septembre 1940, au retour de lexode, les prêtres que je voyais vivre, restaient pour moi des modèles peu attractifs : habillés en noir, menant une vie à part de la vie des hommes et des femmes. Mais cétait avant le concile Vatican II.
Le scoutisme ma fait rencontrer un autre type de prêtre, partageant la vie des jeunes dans les camps scouts où la célébration de la messe prenait une dimension fraternelle et signifiante. Le modèle de prêtre que je cherchais je lai enfin trouvé chez des dominicains du couvent St-Jacques. Ce fut le coup de cœur !
Devenu prêtre  jai cherché à partager «  les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent »
(Concile Vatican II,  L’Église dans le monde, n°1) dans lexercice des ministères successifs dont jai eu la charge : aumônier de lycéens et détudiants à Lille, prêtre au travail dans le sillage des prêtres ouvriers à Roubaix, formateur de séminaristes puis aumônier des gens du voyage à Strasbourg et, pour finir, à lâge de la vieillesse, dont un des privilèges est doser être soi-même (Bernard Pivot).
Jai vu tout récemment un film de 2005 De battre, mon cœur sest arrêté. Ce titre mintriguait. Comment parler de son cœur quand il a cessé de battre ? Après lavoir vu jai compris que ce titre était à prendre au sens figuré. Le cœur peut sarrêter de battre pour un personne, pour une cause, pour son pays, etc... Au sens figuré, en ce qui me concerne, je peux dire, au contraire : De battre pour toi, mon cœur ne sest jamais arrêté. Je vous laisse imaginer pour qui et pour quoi, depuis mon entrée au noviciat en septembre 1951, mon cœur ne sest pas arrêté de battre.
fr. Jacques-François.

Violette Knoerr, Jokūbas Marija et 23 autres personnes aiment cela

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Le samedi 23/09/17

"De battre mon coeur ne s'est jamais arrêté" (fr. Jacques-François) ... Lire la suiteVoir moins de texte

De battre mon coeur ne sest jamais arrêté (fr. Jacques-François)

Louis Théodore Ambomo, Rodrigue Weng et 23 autres personnes aiment cela

George HaeringerNous partageons ta joie de fêter un bel anniversaire Celui de ton engagement à la suite de Jesus Christ

1 mois il y a   ·  2
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Le samedi 23/09/17

Dominicains Strasbourg a ajouté 7 photos — à Dominicains Strasbourg.

Notre frère Jacques-François a fêté aujourd'hui ses 60 années de sacerdoce !
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Notre frère Jacques-François a fêté aujourdhui ses 60 années de sacerdoce !

Rodrigue Weng, Lukas Weber et 23 autres personnes aiment cela

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Marie Millet🙏🏻🙏🏻🙏🏻

1 mois il y a
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Rami SimunTout mes félicitations pour notre chère frère Jacques-Français.

1 mois il y a
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Marie-Bernadette PélissonMerci pour toutes ces années de service! belle fête!

1 mois il y a
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Christele Jacqueline FroissardFélicitations

1 mois il y a
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Alexandra DE SousaFélicitations frère !

1 mois il y a
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Marie-claire SchottMarie Claire 🙏🏻🙏🏻🙏🏻

4 semaines il y a
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Le mercredi 20/09/17

Une réflexion de notre fr Pierre Raffin op, évêque émérite de Metz sur "Déchristianisation ou non-christianisation ?"

On parle beaucoup aujourd’hui de déchristianisation, mais pour beaucoup – v.g. les jeunes qui on reçu l’initiation chrétienne, mais qui n’ont jamais été sérieusement catéchisés – ne faudrait-il pas parler de non christianisation ?

La déchristianisation concerne des chrétiens de différentes générations qui, pour des raisons diverses et variées, sont devenus indifférents au message de salut qu’apporte la foi chrétienne.

Certains, surtout parmi les anciens, réagissent contre le message de peur que véhiculaient les prédications d’hier. On obligeait à croire en menaçant des flammes de l’enfer… A l’inverse, certains pensent qu’il est inutile de se fatiguer, si Dieu est aussi bon qu’on le dit, on ne peut qu’aller tous au ciel !

D’autres ne manifestent aucun intérêt pour la vie éternelle que donne la foi. Pour eux, c’est l’humanité elle-même qui est vue comme l’artisan de notre salut. Telle est la nouvelle croyance qui s’est répandue, à partir de la mise en œuvre radicale des potentialités de la raison. Ainsi, dans les deux derniers siècles, s’est développée une promesse de salut par la science et le progrès, qui relègue dans les affabulations les promesses d’un salut à venir.

Le travail de la raison qui a généré le développement scientifique a certes donné de bons fruits, mais les ombres ne manquent pas. Devant les injustices croissantes d’un monde industrialisé au prix de la souffrance d’une multitude asservie aux conditions inhumaines de la production, certains dont Marx est le plus connu, ont tenté d’élaborer un moyen de salut pour tous à partir de la révolution sociale. Érigé en véritable religion nouvelle, le matérialisme scientifique a sans doute été moins fidèle à la raison qu’il le promettait. Il a surtout généré un asservissement des personnes à des dictatures sanglantes dont toutes ne sont pas encore épuisées. Finalement, ce messianisme politique n’a servi ni la raison, ni la liberté.

L’espérance chrétienne, elle, interprète l’histoire humaine en la soumettant à la lumière d’une réalité qui dépasse notre propre expérience, la réalité de Dieu. Peut-il y avoir une véritable intelligence de l’histoire sans se référer à une transcendance qui est le fondement et le but de notre liberté (Spe salvi, n° 23). Cette référence, c’est l’absolu de l’amour qui nous est manifesté dans le don que Jésus fait de sa vie. Avec lui, c’est la transcendance absolue qui devient une réalité immanente à notre monde. Croire en lui, ce n’est pas fuir les contraintes de l’histoire humaine, c’est s’y immerger totalement dans le don de soi-même.

+ Fr PR
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Marie Dib, Anna Duroc et 15 autres personnes aiment cela

Jehan Claude HutchenOn reconnaît la pertinence et la profondeur de réflexion de Mgr Raffin. Merci !

1 mois il y a
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Le lundi 11/09/17

Dominicains Strasbourg a partagé son évènement.

Les activités du Centre Emmanuel Mounier reprennent avec ce soir à 20h30 une conférence sur Tarkovski, en marge de la représentation de "Tarkovski, le corps du poète" au TNS.
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Le samedi 09/09/17

Dominicains Strasbourg a ajouté 2 photos.

Et sitôt les professions prononcées, un nouveau noviciat commence : trois jeunes hommes viennent de revêtir l'habit de l'Ordre au couvent des Dominicains de Strasbourg. Portons-les dans la prière tout au long de cette année.
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Et sitôt les professions prononcées, un nouveau noviciat commence : trois jeunes hommes viennent de revêtir lhabit de lOrdre au couvent des Dominicains de Strasbourg. Portons-les dans la prière tout au long de cette année.

Capax Dei, Annie Poutrain et 23 autres personnes aiment cela

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Fabrice Despeghel-VellaOn dirait un temple calviniste...nu et froid...une table en guise de maître-autel...converte nos Deus salutaris noster!

1 mois il y a

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Anne-Claude VenotBonne route aux novices !

1 mois il y a   ·  1
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Christele Jacqueline FroissardBonnes chances et amour ❤️ au novice

1 mois il y a
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Rodrigue WengBonne année de noviciat à nos frères de Strasbourg

1 mois il y a
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Emeric LevesqueBonne route pour ce noviciat ! +++

4 semaines il y a
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Le samedi 09/09/17

Six nouveaux profès !!! Rendons grâce à Dieu ! ... Lire la suiteVoir moins de texte

Six nouveaux profès !!! Rendons grâce à Dieu !

Pteraeolidia Dean, Davy Hien et 23 autres personnes aiment cela

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Marie Millet🙏🏻🙏🏻🙏🏻🙏🏻🙏🏻🙏🏻🙏🏻

1 mois il y a
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Jean Paul VescoOù est le provincial?! Il va falloir penser à changer le gabarit des provinciaux de la Province de France!

1 mois il y a   ·  2

2 réponses

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Corinne PorésFélicitations !

1 mois il y a
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Nadine DasséDeo Gracias ! le père Marie-Dominique Philippe, fondateur de ma Cté de rattachement en tant qu'oblate, des frères et soeurs de St Jean (Les petits gris) mais qui était dominicain et qui avait gardé son habit de dominicain ! aurait rendues grâces aussi pour ce très beau rassemblement de frères et nouveaux profès ! Bon vent car l'Esprit souffle où il veut et apparemment Il souffle bien !

1 mois il y a   ·  1
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Martín GarcíaEt aussi prions pour eux! Recevez mes félicitations chères frères!

1 mois il y a   ·  2
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Bertha DresselGood luck <3

1 mois il y a
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Robertas Ivanovasi brolis Bernardas sviecia is toi 🙂

1 mois il y a
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Carole TangningMerci Seigneur! Garde-les dans ton amour. Amen!!!

1 mois il y a
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